Texte Libre

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Nouveaux articles, toutes les rubriques où (archives à peine poussiereuses ) sur votre droite. Bonne lecture à tous !!!

Dans le Grand Livre des Records, puisse se lire un jour quelque chose d'unique et de grandiose. Au sujet du taxidermiste.

 

Je parle de cet homme qui serait parvenu, dans la force de l'âge, à se planter là, plus précisément entre le sol et le là, pour ainsi dire nulle part et toujours imminent. Il aurait l'air de quoi ? Un peu d'une poupée russe, bombe fractale enceinte, et fidèle à l'abîme où vient mouiller le nombre infini et secret de l'intimité. Il aurait l'air de quoi, ce sosie de toute part, cet idéal récidiviste, si différent et si proche de toutes les espèces mortes ou vives ? Elles qui vont et qui viennent jusqu'à lui, terme de leur évolution.

 

Cet homme, aussi inconnu que le soldat, se surnommera pour toujours Noé, qu'il soit poupée, qu'il soit pas russe, et que son arche soit submersible à l'instar d'un téléscope dans les étoiles, et qu'il coule et s'enfonce vers les origines profondes de l'univers.

 

Mais puisque l'avarie est fatale, le sang gicle à l'intérieur de l'arche. A tout prix, le vaisseau doit alors atterrir. S'il se cherche une terre, ce sera donc la nôtre. Ce sera entre le sol et le là que le taxidermiste échouera, déluge empaillé, animal émancipé.

 

Depuis lors, l'animal pensant se sait en libérté, certes, mais une libérté conditionnée. Car la terre est une île entre l'eau et le bas. Ses limites sont aussi formelles que définitives. Et au-delà du périmètre de son équateur, la seule ex-croissance possible réside dans quelques délires purement  spéculatifs. Autrement dit un autre monde, celui dont l'astronome tombe amoureux dans l'effet grossissant de sa longue vue éréctile. Mais ce nouveau monde, depuis le déluge, est aussi un asile pour mégalos dont n'importe quelle ivresse se rapporte à celle des profondeurs.

 

Quant à l'évolution des espèces, elle a dû plus qu'elle n'a su s'arrêter là, à la suture de l'au-delà, de même que les oiseaux ne peuvent s'élever plus haut que l'équateur.

 

Et même l'homme, même cet homme de paille qui croit encore pouvoir évoluer en est bien peu capable. Alors il reste planté là, travaillant du chapeau, à l'évidence de paille. "Planté là", fanfaronne t'il, "mais planté là pour mieux m'en arracher !". Plus haut que les oiseaux, plus haut que l'équateur, s'arracher à la pesanteur, et sans aucune contrainte, rebondir d'orbite en orbite et les associer toutes comme autant d'idées élévées... et travailler du chapeau.Incorrigible épouvantail, tu sèmes la terreur sur toutes les cultures de peur de les oublier. Ta mémoire vive n'est plus qu'ivresse des profondeurs. Ton dynamisme n'est plus que spéculation, implosion. Et le sang gicle à l'intérieur de l'arche.

 

Aussi desertifiée qu'un vaisseau-fantôme, la terre apprête sa volte-face. Et au crépuscule de son évolution, ce demi-tour entre le sol et le là va lui suffire pour perpétuer son aller simple... qui désormais se fera  à reculons.

 

A rebours de l'évolution, l'homme de paille ne s'arrachera plus à la pesanteur. Et comme au delà de l'équateur, rien n'est jamais si haut, l'homme de paille comptera les espèces en voie de disparition, ou pire encore, il comptera les espèces trébuchantes en voie de dé-multiplication.

 


 


 

 

 

 


 

 

 

 

 


 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


Par jean-louis
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L'argent qui coule à flot n'est pas le plus liquide. Tout l'argent de  la spéculation. Il est si peu rare, et inversement si virtuel, qu'il fait le plein d'avenir à la pompe à fric des transactions numériques, et d'autant plus imaginaires. Cet argent pullule en rêve, en correspondance avec les mécanismes de faussaires qui permettent sa grossesse nerveuse. Il s'engendre lui-même, à l'écart d'une récession ou d'une austérité inconvenante, bien qu'il contamine cette austérité sous la forme d'une croissance assimilable à un sevrage du plus grand nombre. Et par ce plus grand nombre, il faut entendre l'ensemble des classes sociales que la spéculation embarque dans le périple de sa religion nataliste. Jusqu'au naufrage démographique et consumériste, "travailler plus pour gagner plus", comme dirait l'autre, autant vouloir se bouger plus le popotin pour pouvoir s'empiffrer davantage sans prendre un gramme. Arrive alors ce à quoi la propagande libérale nous condamne, selon le fameux principe d'une croissance quantitative qui finit trop souvent par abaisser la qualité de son produit. La masse monétaire augmente ainsi en quantité déraisonnable sans prendre de poids, et elle serait même constemment menacée d'en perdre, si le subterfuge des plus-values ne venait faire... contrepoids. En résumé, plus il y a d'argent, et moins il y en a de vrai, en proportion de la fausse monnaie qui fait la loi du marché au profit aveugle du capitalisme financier, lequel ne remplit pas les assiettes des classes sociales qui l'alimentent. Les pauvres, employés, chômeurs, CDD ou petits patrons, sont de plus en plus nombreux à convoiter un gateau dont les parts s'amenuisent et s'émiettent. Bon appétit, les nourritures spirituelles sont l'opium du peuple, comme disait l'autre.

 

Mais si l'augmentation déraisonnable de la quantité nuit à la qualité, il va de soi que selon ce principe, l'augmentation abusive d'un capital génère sa propre dévaluation. Et pour compenser cette dévaluation implicite, les détenteurs d'un capital excessif doivent constemment l'accroître et le gonfler à bloc, s'ils veulent maintenir leur pouvoir d'achat en dépit de cette dévaluation. Dépenser plus pour consommer autant, même les capitalistes y sont condamnés par leur propre délire inflationniste. Tant il est vrai qu'il faut deux fois plus d'argent qu'il y a vingt ans pour consommer l'équivalent, et que les riches ne s'en privent pas. Leur marge de manoeuvre leur permet, tel que nous l'avons remarqué, de compenser les effets pervers de la spéculation par les effets pervers de  la spéculation. Autrement dit, les plus-values, qui servent à multiplier un capital, en divise d'autant la qualité, et nécessitent l'apport de nouvelles plus-values fantoches pour en compenser la déperdition véritable. Force est donc de convenir que si le coût de la vie a doublé en une vingtaine d'années, il condamne le capital à en faire de même, mais force est de craindre ce qui est encore plus vrai, si le capital a doublé sans partage en une vingtaine d'années, son auto-dévaluation a condamné les prix à flamber. Lorsque, par exemple, une baraque qui valait 100 000 euros en vaut bientôt le double, sans valeur ajoutée pas plus que de pièce ajoutée, l'acheteur tributaire de la spéculation immobilière se trouve dans l'obligation de contracter un crédit  deux fois celui d'il y a vingt ans, et dont les taux de remboursement font l'élastique. Les classes sociales habituellement victimes de la spéculation sous toutes ses formes n'ont pourtant pas le privilège, ou la marge de manoeuvre requise pour augmenter à loisir leurs maigres revenus, revenus de plus en plus malingres en comparaison avec les plus-values oisives du capitalisme financier. Et si du coup, on dégringole l'ascenceur social qui ne se bloque jamais dans ce sens-là, les couches sociales au ras du smic comprennent leur douleur dans leur rapport à la dévaluation effective de l'euro, dévaluation certes tabou, mais dévaluation directement impactée par les effets inflationnistes de la spéculation. Alors l'euro-franc, soyons francs, ne vaut plus que trois francs six sous, si sous ceci la flambée des prix cause bien des soucis. Bientôt en France, il ne sera plus nécessaire de militer pour un retour au franc, tout simplement parce que la spéculation aura rabaissée la qualité de l'euro à celle de la monnaie bien de chez nous. Le pouvoir d'achat de l'euro aura rejoint celui du franc, et il sera temps que les pouvoirs publics se décident, enfin, à assimiler cette dévaluation d'origne spéculative à la nécessité de réévaluer les salaires. Concrètement, cela reviendra à convenir de la parité entre francs et euros, et de la nécessité de recourir à la planche à billet bien de chez nous. Ca y est... c'est presque fait, encore un effort et nous y sommes, un euro est égal à un franc, et cocorico sur le gâteau, le smic indexé sur l'inflation galopante vient d'être fixé à 6500 euros. Adieu la dette public ou privée. Le débiteur de 1000 euros, du temps où il n'en gagnait que 1000 dans le mois, peut désormais rembourser cette somme au bout de trente jours de salaire, sans plus devoir payer sa dette à taux d'usure. Enfin moi, je dis ça, mais je m'en fous. Car ma dette actuelle s'élève à quelques centaines d'euros prêtés par un ami, lequel ne me réclame aucun intérêt, hormis celui que je porte à son altruisme et à son envie de brader ce monde pour un autre meilleur. L'individu est des plus sympathiques. Et rien que pour lui, je ne voudrais dévaluer l'euro qu'aprés remboursement intégrale de ma dette honorable.

Par jean-louis
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S'il faut croire en la réincarnation ? Pas des masses. Une seule foi devrait suffire. Pourtant le monde des religions a lui aussi son Karma. La mystique renaît toujours de ses cendres, à dessein de consteller l'horizon de nouvelles images pieuses. Et sur ce fond d'iconographie en perpétuel devenir, la passion reste la passion, spirituelle ou autrement fidèle, qu'il en soit ainsi au gré de l'aléa numismatique ou pourquoi pas philatéliste, fil à la patte comme par hasard. Quel que soit en effet l'objet d'un échange, vieux napoléon ou timbre en souvenir d'une enveloppe charnelle,  ou bien encore un beau Pascal rescapé du champ d'honneur de la monnaie mâchée, et dont la valeur a grossi sous la loupe du collectionneur, le paradoxe de la croyance multiplie ses avatars en sorte qu'ils soient tous aussi adorables que différents, tous aussi différents qu'à titre d'exception, et finalement tous assez rares pour renchérir de concert. Cette règle de la concurrence à l'appui, Tout est icône, et même Rien est icône. De l'icône d'un grand Saint à l'autographe d'une célébrité auréolée de son vivant, sans oublier que l'image auditive résonne encore, et qu'elle nous pense tant qu'on l'honore. Possibilité aussi de spéculer sur une inflation de vierges promises aux martyrs, en contrepartie du martyr promis à l'enfant d'une vierge. Quand tu descendras du ciel, petit papa Noël, les liasses de la liesse au taux de change du solstice d'hiver, ite et orbite, et la Messe sera dite. Mais vous avez sans doute entendu parler d'un dénommé Jésus, de Nazareth et de ses environs. De partout les nouveaux disciples accourent à sa rencontre en vue de recevoir le baptême. Jésus leur dit : "Vas en paix mon frère, tes fautes te sont pardonnées si tu te repents", "Vas en paix ma soeur, tes fautes te sont pardonnées si tu te repents". Arrive alors un repenti latent, l'air déconfit comme s'il venait de se faire refouler par Saint-Pierre : "Sauve moi Seigneur ! j'ai grandement fauté... Faut dire que je traverse  une mauvaise passe, criblé de dettes et les créanciers à mes trousses. Fatalement, j'ai voulu mettre fin à mes jours. La corde que je me passai autour du cou avait un joli noeud, aussi coulant que la loi du Talion, et couic ! elle a cédé sous le poids de l'usure. Dieu soit loué pour sa mauvaise qualité. La rupture inespérée de ce lien potentiel m'a ramené les pieds sur terre et c'est ce qui m'amène. Car je regrette sincèrement mon acte, O Seigneur, alors que dois-je faire pour sauver mon âme ?". Jésus lui dit : "Vas en paix mon frère, tes fautes te sont pardonnées si tu ne te repends plus".       

Par jean-louis
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Lequel, parmi tous les écrivains sans en oublier aucun, a t'il déclaré en substance : bof, et bien soyons bref ? Le nom de cet auteur sans enthousiasme me revient presque. Je l'ai sur le bout de la langue française, ce qui réduit le champ de mes souvenirs nécessaires. Sans doute s'exprimait-il en rimes ou en prose si chères à Paul Valéry, ben oui, c'est lui, le français de service dont une certaine appétence littéraire la rendait suspecte à ses propres yeux. 

 

Pourquoi écrire, se répétait souvent Paul Valéry, et pourquoi tant réécrire quand une seule fois devrait théoriquement suffire, s'interrogeait-il en se persuadant que ce besoin d'écrire, il n'y a pas toujours de quoi en faire un plat réchauffé ?  Reste que dans "Une soirée avec Monsieur Teste", Paul Valery met en scène un monsieur convaincu que le défi de la mémoire consisterait, justement en vue de la rendre plus consistante et durable, à ne jamais la perdre dans les dédales de la répétition, à ne jamais repasser deux fois de suite, ou sans suite, au même endroit que le fil d'Arianne en personne. Comme si décider de ne pas se répéter avait pour pendant le silence inénarrable, et pour alternative la certitude que la répétition passe en exclusivité par la voie orale et par le dialogue. L'écriture n'a donc rien à voir avec  le parler, ni avec le fait que chaque nouvel interlocuteur donne le jour à un nouveau livre, à dicter à deux, puis à quatre, puis à huit, puis au rythme exponentiel d'une encre sympathique et militante. On se parle alors sur Facebook ou Twitter mieux qu'on ne s'y écrit, ou ce qui revient au même, on se transmet en texto nos fautes d'orthographe et la misère d'un vocabulaire dédié au reniement de la tradition écrite. Si bien que sur fond de toile internet, rien d'autre ne change que le présent de l'étourdissement. Et les impairs du passé en viennent à faire la paire avec les plus inédits, tout en gardant pour référent commun la perfection d'un verbe, et d'une verve inaccessible. Mais cette inaccessibilité signifie t'elle, en substance, le choix délibéré de lui tourner le dos ?

  

Vous me copierez donc cent fois bof et bien soyons bref, mais cent fois plus originales les unes que les autres.

 

 

 

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Par jean-louis
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A la mort de Danielle Mitterrand, le rappel de son combat pour l'accès universel à l'eau est le meilleur hommage qui puisse lui être rendu. Pas étonnant dans ce cas que ses conférences anti-libérales se trouvent à disposition gratuite sur internet, autrement dit en "streaming", terme anglais pour exprimer le ruissellement et ses conséquences, le torrent, le flot, les flux et leur répartition. Mais il existe toujours quelques profiteurs sans état d'âme pour songer à s'approprier les ressources naturelles, entre autres droits d'expolitation des nappes phréatiques, profiteurs sans état d'âme et à ce point avides qu'ils ne goûtent à l'eau fade que si elle coule de leur robinet couleur lingot. Ces gens-là sont comme l'oncle Picsou, prêts à dormir sous les ponts, tant qu'il s'agit de ponts d'or. Et ils sont toujours fin prêts à nous ressasser, article après article, toutes les vacheries de la loi du marché qui renchérit l'offre, aussi bien quand la demande augmente que quand elle diminue. D'ailleurs ce marché de dupes atteint son comble quand il fait l'éponge, et qu'il absorbe toute alternative éventuelle. Et pourtant. Pourtant l'offre et la demande ne relèvent pas d'un système clos. Il existe en effet une alternative qui permet, à partir d'un soupçon de discernement, d'affirmer haut et fort  qu'il y a demande et demande. Premièrement, il y a à l'évidence des demandes équivalantes à des besoins vitaux, exemple l'eau et tout ce qui ressort du droit naturel, et deuxièmement il existe une kyrielle de besoins artificiels, conditionnés, auxquels la société de consommation nous a littéralement drogués. En cela, force est d'admettre que ces besoins de seconde nécessité, sans être un luxe bien que de plus en plus superflux, correspondent moins à une demande qu'à un assentiment des masses, assentiment prétendument démocratique et qui n'en finit pas d'être assimilé à l'économie réelle.

 

Reste que la démocratie en est là, arrivée au stade où les individus individualistes, dopés à l'économie de marché, se refilent de main en main une patate chaude. La nature est pourtant bien faite, et normalement, une patate sortie de l'eau bouillante finit par refroidir, comme son nom l'indique, dont il n'y a plus qu'à l'appeler à son aise, ou à la peler. Normalement. Mais cette évidence serait sans tenir compte de la soif du profit, quand la spéculation a tôt fait d'atteindre ses performances contre-nature, consistant à sortir de l'eau bouillante une patate déjà épluchée au carré, et qui devient de plus en plus brûlante en passant de main en main. Il va alors de soi que cette patate d'une grande actualité thermodynamique, plus personne n'en veut à mesure qu'elle se ratatine complètement déshydratée, dessechée et devenue à la purée en sachet ce que ses paillettes sont à ce monde.

 

 

 

 

 

 

 

Par jean-louis
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Merci à la crise ! Dès 2008 etc... elle nous aura permis de nous expliquer comment la spéculation, qui autrefois se gavait aux dépens du panier des monnaies diverses et variées, nous vampirise encore bien davantage à l'aune d'une monnaie unique et avariée. Avant, souvenirs souvenirs, il y avait la lire. Il y avait aussi le mark, qui n'a jamais perdu ses marques. Il y avait de plus en plus de francs belges. D'autant qu'il y avait une tripoté de francs hexagonaux, sans oublier le franc refuge, en Suisse. A présent c'est pareil, sauf qu'il n'y a plus qu'une seule monnaie, l'euro, sauf pour la Suisse qui ne s'y est pas convertie, pour mieux le convertir.

 

Avant, les spéculateurs spéculaient sur les taux de change, mais c'était au temps où le taux d'emprunt d'un Etat plombait sa propre monnaie, plus ou moins que les taux auxquels les autres Etats devaient eux-même emprunter. A présent, les spéculateurs n'ont plus qu'à spéculer sur la dette de chacun de ces Etats. Et c'en est d'autant plus simple que c'en est obligatoire. Autrement dit, comment les spéculateurs pourraient-ils spéculer sur les taux de change, alors que le calcul de ces taux de change a été officiellement simplifié, autant que supplanté, par la médiatisation des taux d'emprunt ? Triple A, ha ha ha ! Achtung ! Et taxer la spéculation avant qu'elle ne nous plombe, Shakespeare doit se retourner dans sa tombe, Tobin or not Tobin, that is toujours the question.

 

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Taxer la spéculation ? Un économiste pur sucre, Jean Pisani-Ferry, vient de raconter au Canard Enchaîné que ça ne servirait pas à grand chose. Car selon lui, les fonds "purement spéculatifs" s'élèvent à peine à deux milles milliards d'actifs. Tout au plus une cagnotte qu'il importe de ne pas grèver. En raison de quoi, marcher sur la Bourse de Wall Street comme s'y apprêtent les "Indignés" de New York équivaudrait à un acte gentiment symbolique. Cibler les places boursières serait même, en quelque sorte, un acte comparable à l'arrestation de Louis XVI à Varennes, alors qu'il se trouvait à mi-chemin entre l'Ancien Régime et les Nouveaux Paradis Fiscaux. Mais ce serait aussi sans compter sur les bombes à retardement de la prise de conscience collective. Prise de conscience de la main-mise impitoyablement méthodique de la spéculation sur les marché parallèles. Parce qu'ils sont tous plus parallèles les uns que les autres, autant que des maillons qui s'engendrent du pareil au même, faisant en sorte que la spéculation immobilière s'engendre sur le dos de la surpopulation et du "mieux disant", engendré sur le dos de la spéculation sur la masse salariale et du "moins disant", et ainsi de suite sinon l'inverse, au point de convenir qu'après tout, la spéculation, sous toutes ses formes en carosse, eh bien cette spéculation-là est à la chaîne alimentaire ce que son propre dégueuli est à l'orgie romaine. Les fonds "purement spéculatifs" ne grossissent jamais à cette condition-là, se vomissant eux-même et régulés par la fuite en avant, sauve-qui-peut à Varennes et ni vus ni connnus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par jean-louis
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Comme si le fait de se lever tôt avait pour ailes la minceur, comme si la grasse matinée n'avait que pour elle la laideur, des mannequins anorexiques aux cadences de travail diurétiques, et du chant du coq au réveil électronique, se lever de bonheur signifie que depuis que l'homme n'a plus que la peau sur les os, il est possible de décréter rien qu'à la vue de sa graisse qu'il n'est pas beau.

 

Les animaux n'ont pas ce problème de jugement. Car contrairement à Adam et Eve, les animaux n'ont jamais vu qu'ils étaient nus, dans la mesure où ils ont du poil à revendre ou des plumes, et que sous cette pudeur qui lui tient chaud,  Dame Nature n'en a rien à cirer de sa cellulite parfaitement dissimulée. Mis à part les agrumes, qui défendent chèrement leur peau d'orange, la culotte de cheval la jument en riglole.

 

Il n'empêche ; le poil est devenu l'ennemi visuel de la femme et de l'homme. Alors tant qu'il ou elle se lève tôt, la société veut bien les caresser dans le sens de l'épilation.

 

Exceptés bien sûr quelques vieux ours grincheux, persuadés qu'il faut évidemment engraisser durant l'été pour ne pas crever d'inanition pendant les longs mois d'hibernation, l'être humain en général préfère maigrir à contre-temps pour bien montrer qu'à poil il n'en a pas, quand la brise fut venue, pas un poil de graisse sur la plage ensoleillée. Il est vrai que les naturistes sont de bien plus fervents adeptes des paysages sablonneux que des dunes congelées. 

 

Mais dieu que la nature est belle ! Belle comme une tendance des maigres et des gras à se peser les uns sur les autres. Belle telle une entreprise comme les actionnaires rêvent qu'elles s'appellent toutes, et sans exception, l'Entreprise de dégraissage du personnel. C'est pourquoi dans ce but, la recette du patronat a toujours été aussi simpliste, et le menu toujours aussi menu : moins de personnel pour moins de coût de production, autrement dit, l'action est bénéfique quand le travail s'apparente à des tics. Alors à chacun son petit boulot, ou pas. Dans cette grande entreprise aux cadences de travail diurétiques, la graisse est au chômage, ce que la peau de chagrin est au travail. Et pourtant, pour revenir à la raison, y a du boulot ! Il faudrait en effet en revenir à moins de rationalisation du travail personnel, et à plus de rationalisation digne du personnel. L'individu pris à part, par exemple, est comme un prédateur dans sa savane. Il ne va quand même pas gaspiller toute son énergie à chasser la ruminante. Et tandis qu'il y a de la place pour tout le monde, un ruminant expérimenté ne va pas employer toute la vitalité de sa corpulence à la rumination. Faut-y être con pour pas admettre ça, mais vous connaissez l'histoire du fou qui se dit soudainement qu'il est en retard. Alors il se met à courir et cent mètres plus loin douze secondes... trop tard ! il se rend compte que non, il n'est pas en retard. Alors il revient à l'endroit d'où il avait commencé à courir, et en repart en marchant.

 

C'est une méthode assez conne pour revenir à la raison, mais avec l'homme il faut revenir de tout.

 

 

 

 

 

Par jean-louis
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Le 11/11/11. Drôle de date commémorative. Et drôle de date qui renvoie les supersticieux au souvenir du calendrier maya. Faut dire que comparé à la résonnance de ce triple onze fatidique, le triple A n'est plus qu'une fausse note passagère, et d'autant plus illusoire que la fin du monde devait tomber pile-poil ce jour-là, à onze heures onze précisémentnt, mais encore plus précisément onze secondes plus tard, le suspens devint insupportable : le soldat inconnu reposant sous l'Arc de Triomphe est-il tombé pour la France ou en France ? 

 

Pour le savoir, il aurait fallu le lui demander en temps utile. Mais paix à son ADN, car l'UMP a préféré exhumer la loi Pasqua. Celle sur le droit du sol ou sur le droit du sang. Toujours le sang. Abreuve nos sillons...

 

T'as eu le droit de venir trimer en France ou de t'y faire trouer la peau, faudrait pas pour autant croire en ton droit de t'y reproduire sans plus rien à y produire. Mais ne te bile pas. La mondialisation, elle aussi, aura ses soldats inconnus. Tous ceux qui réhausseront le taux de sa croissance économique, compte tenu de leur disparition massive.    

Par jean-louis
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Novembre 2011. Le G20 à Cannes, les altermondialistes à Nice, et Nicolas Sarkozy toujours enclin à dépasser le clivage traditionnel gauche/droite. S'il avait été philosophe, nul doute qu'il aurait écrit par delà le bien et le mal, les cons et les mécréants, les tonnes d'or et les autres de merde, et comme il y a un peu de bon dans tout, tant qu'à s'y coller, par delà le yin et le yang, les pros et les antis, les pros et les amateurs, par delà tout et son contraire, le butin de vote a ses raisons dont la philosophie ne partage pas les moyens.

 

Surtout que Nicolas Sarkozy n'a pas été élu philosophe, mais au vu d'un programme essentiellement politique. Et si le philosophe a vocation de dépasser les clivages théoriques, le politique a quant à lui pour mission de représenter son électorat au plus près de ses repères historiques. En démocratie tout du moins, la droite et la gauche posent des jalons indéfectibles. Et ce qui les sépare est moins un rapport de force idéologique qu'un conflit d'intérêt. On vote notamment à droite pour défendre ses biens, et à gauche pour défendre ses droits. Quant aux devoirs, ils relèvent d'un discours idéaliste qui n'emporte pas l'adhésion des foules, et encore moins celle des nantis.

Par jean-louis
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Récapitulons pour ne pas capituler. L'argent de la spéculation est blanchi dans le circuit de l'économie réelle, par le truchement de la hausse des prix et des prélèvements sociaux. A la source du Trésor Public comme en aval des hausses en cascades, le moyen tout simple de ne pas user la planche à billets : transférer la virtualité des marges boursières sur le solde des travailleurs quand ils produisent la richesse manquante, et sur le dos des consommateurs quand leurs achats valident l'excédent des plus-values fantasmatiques.

 

Les économistes ont beau aimer croire que pour juguler l'inflation, "Y a qu'à" limiter le rôle de la planche à billets au stricte remplacement des billets usagés par des billets tout neufs, dès lors qu'il est possible de blanchir l'argent de la spéculation en lui donnant forme comptable, il y a bel et bien inflation du fait de l'accumulation  des plus-values, exclusivement subordonnées à la fluctuation des valeurs boursières. 

 

En résumé, pouvoir faire corespondre le blanchiment à l'imaginaire, rien que le fait de ce pouvoir-là découle d'une volonté de s'approprier des valeurs encore inexistantes, comme s'il suffisait de se représenter un contenant pour que le contenu en remplisse la fonction. Dans ce cas de figure, et la nature ayant horreur du vide, ne reste plus qu'à faire le plein de liquidités, incontournables, et irrévérencieusement prélevées sur le produit de l'économie réelle. Le tout sans recourir aux bons offices de la planche à billets. Donc pas de risque d'inflation en vue.

 

Il y a cependant une différence de taille, entre d'une part faire fonctionner la planche à billets pour augmenter les bas salaires de cinquante pour cent (et d'autant la consommation), et d'autre part provoquer la surchauffe de cette même planche à billets, aux seules fins de dévaluer le capital illégitime.

 

Les petites économies des particuliers ne le sont pas... capital. Tout juste une poire pour la soif. Et une augmentation de cinquante pour cent des bas salaires ne correspondrait pas forcément à une inflation de nature toxique. On voit mal, en effet, le prolétaire gagnant subitement 1500 euros, au lieu de 1000 précedemment, se mettre à jeter les billets de cent par les fenêtres. Tandis que le capitaliste habitué à compter en centaines de milles, rien que d'imaginer sa fortune dépréciée de moitié, pourrait fort bien se défenestrer du rez de chaussée tout en demeurant aussi riche.

 

Ce qui dévalue une monnaie n'est pas tant l'inflation que la spéculation. Car si ce qui génère la spéculation est une volonté de puissance égoïste et mégalomaniaque, l'inflation, quant à elle, trouve sa justification et sa cause légitime dans la recherche de l'intérêt général. Si bien qu'aux condtions de l'égalitarisme républicain, la planche à billets peut fort bien reproduire "à volonté", compte tenu du fait que c'est la juste redistribution de la monnaie qui rend l'inflation légère. Et à contrario, une mauvaise répartition de cette monnaie nourrit les affabulations de la crise, en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes, quand les vessies sont les plus values boursicot-outrancières, quand les lanternes sont les délits d'initiés une fois leurs auteurs blanchis.  

  

Par jean-louis
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