Texte Libre

                       Echos d'un livre...
                              Histoire d'un blog


Nouveaux articles, toutes les rubriques et (archives à peine poussiereuses ) sur votre droite. Bonne lecture à tous !!!

araignees-france-1235414054-1146382.jpg      Un blog ... qui voit le jour, tard dans la nuit   concernant le mien, c'est toujours un heureux événement sans qu'il soit pour autant hors du commun. Des centaines de blogs naissent au quotidien, véhicules d'un élan démocratique susceptible de vivifier le web qui porte bien son nom  .  Signifiant " toile d'araignée " en anglais, le web est ce mot-clé entré dans le langage courant pour autoriser le vagabondage de l'hypertexte en long et en large, sur une toile dont l'araignée est tantôt épeire, tantôt tarentule ou redoutable mygale, quoiqu'il en soit venimeuse pour le plus grand bien de la censure que représente l'apparente transparence de sa toile, vis à vis des idées surgies de toute part pour venir s'y sédentariser. S'il est bien question de censure en dépit de la vocation d'un blog, cette censure signale au blogueur débutant ses droits naturels, mais aussi ses devoirs citoyens. 
Droits d'abord : élémentaire d'écrire ce que l'on peut penser en fonction d'une complaisante certitude de n'être jamais si bien servi que par soi-même. Mais devoirs également, devoirs élégamment, dans la mesure où écrire ce que 
l'on veut penser dépend autant de l'auteur que des lecteurs éventuels. A ce sujet la censure joue le jeu à plein temps, pas le temps de chômer pour elle, elle représente le droit qu'a l'auteur de ne jamais se taire, aux conditions de l'accueil circonstancié par l'espace de communication qui lui est concédé. 
Les conditions de création d'un blog sont simples, et conformes à la législation française. Alors tant mieux si le droit français est plus libéral que d'autres, 
bien qu' intéressant de savoir si les degrés de censure outre-Manche, outre-Rhin ou par delà l'Atlantique, sont synchronisés avec les droits et les devoirs des blogueurs et autres blagueurs hexagonaux. Toujours est-il que la politique de ce genre d'édition est tout à fait convenable: pas de déclaclaration insultante sur un blog, pas de propos à caractère raciste, et il va de soi que je n'ai aucun droit d'auteur sur " l'art et la manière ", expression toute faite qui continue d'en dire long en dépit de l'usure du temps. 
On peut tout se dire sur un blog, on peut tous pérorer, haranguer, être "féroce mais pas méchants", comme le dit Wolinsky à la décharge des humoristes. Tout est dans la manière, c'est indéniable, et les conditions édictées par la censure existent pour qu'un auteur ne se vautre pas dans la facilité d'un style indécent. Offensif, oui !! Mais jamais offensant. 
Contrairement aux apparences, la censure se montre donc l'alliée de l'écrivain qui apprend en se la coltinant à améliorer son style. Alors comment le dire d'un point de vue plus général ? Par exemple qu'il est dur dur d'être un journaliste, mais facile facile d'être un paparazzi. Le premier doit se montrer à l'égal de sa proie. Le second doit bien souvent se planquer pour ravaler l'iniquité de sa pitance. 
La férocité a ses droits, elle est de l'araignée l'octroi. Faut bien qu'elle se nourrisse. Mais cela dit sans méchanceté, à la décharge des paparazzis, ils ont de bons clients qui posent à l'insu de leur plein gré. 
Reste à savoir maintenant si ce blog se veut littéraire, ou traitant plus généralement de l'actualité. Sûr que l'actualité de la littérature ne me suffirait pas. Et encore moins l'actualité privée du style prévenant de sa pérennité.

 

 

Par gourdon
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

canop--e.jpg   A l'ouverture de mon blog,   j'ai bien su dire que l'actualité de la littérature ne me suffirait pas. Alors en contrepartie, je saurai bien convenir que cette portion congrue de l'actualité me passionne de temps à autres, autant que d'autres.

Je viens de terminer la lecture d'un roman de Patrick Bourreau, un ami que je n'ai pas pris la malsaine habitude de flatter quand je lui dis ce que j'en pense, de tout ce qu'il écrit sur son blog ou dans ses livres.

A mon avis, "Juliette et la clé des champs" est un roman d'aventure. La couverture de ce bouquin est d'un vert aussi tendre que l'exubérance d'une végétation récente, justement agrémentée de la photo d'une fillette d'à peine sept printemps, et laissant augurer qu'elle en sera la toute jeune héroïne. Une photographie avenante, en total contraste avec les clichés du Mal, cruellement incarné dans ce livre par un sinistre maniaque sexuel doublé d'un meurtrier potentiel. Les deux au prix d'un seul, pour que ce personnage aux intentions lugubres entraîne la petite Juliette dans une course-poursuite dont elle sera la proie obsédante. Nous sommes en plein été, le soleil est de plomb sur la campagne tourangelle, et la fraîcheur des sous-bois essaimés au sud de Tours suggèrerait la touffeur d'un refuge, si elle n'était infestée d'un danger imminent.

Arrive le moment pour Juliette de se demander pourquoi papa et maman se sont disputés ce matin, pourquoi papa s'en est allé à la va-vite, et pourquoi maman a pleuré en partant travailler. Quelques instants plus tard, un monsieur qui se prétendait l'ami de papa est venu la chercher, esseulée juste devant chez elle, sa soeur aînée absente l'espace de deux ou trois minutes. Juliette est donc monté dans ce véhicule qui ressemblait trop à celui de papa, méprise d'enfant qu'on accoste avec des bonbons ou des promesses acidulées. Et comble de la méprise, les voisins sont formels. Ils ont vu la gamine disparaître dans la voiture de son père. En tout cas ils en convaincront les gendarmes suffisamment longtemps pour que Juliette n'en finisse pas de devoir échapper à la vigilance de son agresseur. Pour qu'un orage et son cortège retentissant l'effraye et lui serve trop peu d'eau pour la soif qui tenaille sa course à perdre haleine. A ce moment-là Patrick Bourreau évoque la "canopée", cet écran formé par la partie supérieure de la forêt tropicale, et vers laquelle la petite fille voudrait happer des yeux une issue, un secours lumineux. Le romancier n'a pas écrit ici un conte adressé aux tout petits. La lecture enfantine doit  eneffet exprimer les désirs et les peurs au travers de symboles qui visent au dessus de la ceinture. Hors ce roman parcouru de péripéties est traversé d'un appétit ogresque crûment interprété, sans parler de la peur au ventre de la fuyarde qui n'est pas une fugueuse, mais dont les émotions se déchaînent comme il advient en toute confiance sur un divan, sauf que sur le divan du cabinet d'un psy, le patient ignore tout des degrés d'épuisement physique que dégringole Juliette, tandis que seul son instinct de survie lui permet de remonter la pente.

Un grammairien qui lirait ce livre en ferait sans doute une étude plus clinique que la mienne. Assurément, il ne zapperait pas sur un terme tel que la "canopée", que Patrick emploie pour indiquer la partie supérieure de la végétation tourangelle, alors que pour un grammairien, au sens strict du terme, la canopée reste un mot intégrant le vocabulaire botanique spécifique des contrées tropicales. Mais le sens strict du terme, parlons-en, et parlons-en du point de vue d'un linguiste, que je veux bien incarner à l'occasion, afin que ce linguiste d'occasion s'en réfère à une grammaire plus souple que l'autre, une grammaire aussi vivante que la langue dont elle stimule la connaissance.

Partant de cette grammaire-là, évolutive à souhait, nous savons par exemple que le verbe "manifester" est souvent employé au delà de sa signification initiale. A noter que dans son premier sens, ce verbe formé à partir du même radical que "manuel" se limite à signaler l'expressivité des mains en pleine action. Hors on imagine mal des manifestants, mot très usité pour désigner des grévistes assemblés dans les rues ou sur une place, on les voit mal en effet se contenter de s'exprimer en levant les bras et en agitant les mains, tout en entonnant "ainsi font font font, les petites marionnettes".

Juliette elle aussi a quitté l'univers de l'enfance. Par la force. Et le soleil à son zénith estival, et les pluies torrentielles, et le sol rendu boueux pour signer trop clairement le trajet de sa fuite, tout cela réuni en réfère significativement au climat tropical. Alors laissons donc à Juliette le droit d'avoir sa canopée à elle, dans une jungle qui de toute façon n'aurait pas dû peser sur le menu de sa silhouette. Cette canopée tourangelle participera de son mauvais, de son torride souvenir de vacances, si sa survie le lui accorde.

Par jean-louis - Publié dans : Art et ratures
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

ondes.jpg  

Ami lecteur bonjour. Contre tous les empires poursuit sa remise en forme sous tes yeux, qui l'aident à trouver ses repères, où à multiplier ceux qu'il avait jusqu'alors.

A partir de sa nouvelle introduction datée du mois de septembre, le décors de ce bouquin en cours est planté, même s'il peut paraître inconvenant d'affermir le néant sur un support quelconque, au sens positif du terme. En ce sens pourtant, le néant complètement incolore, et parce que tel est son statut, se détermine à foncer. Il va alors de soi qu'à cette vitesse incontinente, le monde concret y prend quelques couleurs. Il se parerait même de toutes les teintes sans en louper aucune, et s'ornerait sans discontinuer de toutes les vibrations visibles à l'oeil nu, bien que si ce monde concret en était resté à ce stade de la manifestation exclusivement visuelle, il serait difficile de s'y entendre, ça va sans dire. Mais le sceptre des couleurs n'est pas tout seul. Fort heureusement pour lui, et pour nous, ce sceptre qui dégrade la lumière a pour compagnes de route les ondes sonores, dites sonores en partie parce qu'on ne les voit pas, et encore plus parce qu'elles sont audibles. Reste que tout ceci et tout ce qui s'ensuit étant de l'ordre des vibrations, le monde concret a fini de transparaître, et avec plus d'une corde à son instrument il ne nous joue pas que de la musique.

Le monde concret est donc celui de la communication tous azimuts, et cet empire des sens, logé à la même enseigne que les vibrations qu'il peut émettre, a pour gîte gigantesque le néant, nécessairement dépourvu de toute limite. Même que dans le cadre, si l'on peut dire, ou en l'absence de cadre, le néant pousse la perfection de la liberté jusqu'à l'emprisonner. Une prison par ailleurs hors normes, éprouvée et dépourvue d'un seuil, ne serait-ce qu'un seul, mais que le néant n'a jamais eu, et qu'il n'aura jamais afin que tout ce qui s'y précipite jouisse de cette chute sans en connaître la fin, ni la douleur improbable d'un commencement. De la sorte, et sans commune mesure, le néant est éternel, il est assimilable à l'éternel au délà de toute croyance et de toute mythologie, et si "la lumière fût", elle fuse comme autant d'autres ondes qui ne souffrent pas l'idée d'un commencement ou d'un point de chute ultime.

A cette condition, s'entendre dire et redire que "la nature a horreur du vide" pourrait nous rassurer, tant qu'à se le répéter les perroquets sont de gentils complices, mais cette affirmation est fausse, mais il s'agit d'une ineptie et le seul service qu'elle puisse nous rendre, c'est d'être perceptible, soit audible soit lisible, comme nous l'accorde la sagesse populaire à travers ça : " mieux vaux entendre ça que d'être sourd". Au moins ça...

Ce qui devrait pourtant nous sembler plus qu'étrange, et nous rassurer par dessus tout, c'est cette nature, notre nature, qui n'a pas tant horreur du vide que ça, en tout cas pas au point de courir le risque de s'en priver, tant elle y trouve le lieu, le lien interminable de sa croissance, tant elle y recycle à l'infini ses décors, en couleurs, en odeurs, en hauteur, en bassesses aussi parfois... Cette nature universelle, cette énergie de l'espoir et celle du désespoir ayant pour tronc commun l'impalpable néant d'un sevrage permanent, d'un manque nécessairement permanent. 

                                                                                          Rubrique 1 texte 1

Par jean-louis - Publié dans : Rubrique 1
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Chenonceau2.jpg   Un essai tout court 
pour apprendre à bien me servir des fonctions d'over-blog. Il est minuit passé, heure de Tours, chef lieu de l' Indre et Loire et bon point de départ pour la visite des châteaux, Chenonceau, les pieds dans l'eau, la Renaissance à vol d'oiseau...
Par jean-louis
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
undefined undefined undefined  Ca fait pas loin d'un an que je n'ai pas écrit sur ce sujet qui me passionne, et ça me semble bien normal, le Tour de France est un événement annuel, sauf en cas de guerre regrettable et pour tout dire détestable, pour ceux qui préfèrent les conquérants en short ou en cuissard, ceux qui aiment à revivre après chaque défaite cuisante, comme cet Alexandre Vinokourov vainqueur de l'étape Foix-Loudenvielle dans les très hautes Pyrénées. Après avoir perdu le Tour sur une chute qui a sans doute perturbé son métabolisme durant plusieurs jours, après avoir grimpé son calvaire dans les Alpes, on aurait pu parier sur ce coursier à casaque kazakhe et capable d' alimenter avec panache la légende du sport... s'il n'avait été viré de l'épreuve dès le lendemain de sa victoire d'étape, suite à un contrôle positif.
Un autre qui, lui, est passé au travers à sa manière plutôt négative, Christophe Moreau, pourtant champion de France 2007 et vainqueur du Dauphiné Libéré cette même année. Mais là encore, la légende s'appelle constance ; elle ne cesse de nous rappeler que l'homme en forme du mois de juin est rarement celui de juillet. Du moins en cyclisme, il faut s'appeler Merckx, ou Hinault ou Anquetil ou Fignon, pour gagner la même année, tant le Giro que le Tour. 
Mais Dieux du stade ou hors stade, quelle que soit votre discipline de prédilection, vous qui vous escrimez avec ou sans épée et parce que la suspicion plane sur vos performances, je me permets de vous servir de bouclier à l'heure où parmi tous les coups permis,  celui qui vous accuse d' un abus systématique de la seringue vous traîne dans la boue et fait de vous des gueux du stade.
Il se trouve qu'à l'instant même, j'ai sous les yeux mes deux écrans de bord allumés. Sur l'un d'entre eux, je peux donc lire ce que j'avais écrit l'année dernière à ce sujet, tandis que par rapport à l'autre écran, je me trouve volontiers aux commandes pour piloter ce texte sans hypocrisie ni tabou. Et pour m'empresser d'évoquer l'avis de certains médecins du sport, convaincus que se surpasser et multiplier les efforts dans un état d'épuisement naturel est beaucoup plus dangereux pour la santé que le fait de stimuler artificiellement son métabolisme, dans les limites du raisonnable. De plus, à qui la faute si à partir de mes deux tableaux de bord, je vois d'une part que le poison pilote, et d'autre part que le poison-pilote, c'est la recherche du profit. Notre société de consommation n'est pourtant pas la dernière à accorder ses faveurs aux bosseurs acharnés, sans chercher à savoir si leur boisson préférée, c'est le diabolo-Guronsan. 
Bien entendu, à propos de poison, je n'irai pas jusqu'à prôner la technique douteuse de Mithridate, roi du Pont ça ne s'invente pas, qui n'avait pas de frère jumeau mais qui régna quand même sur cete région antique. 
Quiz, qu'a inventé Mithridate ? Réponse : le "mithridatisme", qui consistait à absorber jour après jour des doses de poison de plus en plus grandes, aux fins de s'immuniser progressivement. Cette pratique a-t'elle souri au roi du Pont, nul ne peut le confirmer puisqu'il est mort assez tôt, en 63 avant Jésus Christ, et ne vaut-il pas mieux se résoudre à croire que rien n'est poison, bien que tout puisse l'être, quand de tout temps c'est la dose qui a fait le poison ? Et s'il fallait se convaincre de cela, un copié-collé de ce que j'avais écrit l'année dernière fera bien l'affaire, pour donner la réplique à ce texte. 

                                                                           ( à suivre )
Par jean-louis - Publié dans : Sports
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
eddy.jpg   Il était une fois, un an plus tôt " ... le souvenir du plus grand coureur de tous les temps. Et il se trouva que cet as des as fut enrubé comme vous et boi. Et pour se déboucher les deux narines, il pensa comme vous et moi à recourir à de l'éphédrine, un produit pharmaceutique qui ne débouche pourtant pas que les nasaux, sans quoi il s'agirait d'un remède de cheval. Mais tout sauf ça, l'éphédrine guérisseuse des rhinites de l'homme de la rue est inscrite sur la liste des produits interdits aux athlètes, par conséquent voilà une substance dont les forçats de la route n'ont pas le droit d'user sans être aussitôt accusés de dopage.
Une autre fois, c'est l'E.P.O qui se trouva sur la sellette. Il est vrai que les champions qui se shootent avec ce machin-là grimpent, dans le jargon cycliste, plus vite aux arbres que nos lointains ancêtres en sont descendus, il y a quelques millions d'années avant ce jour (le 30 août 2006). Car depuis que les remèdes de nos grand-mères existent, le dopage lui aussi a évolué, se reposant sur la théorie de Darwin selon lequel les tricheurs ont toujours le vent en poupe un peu plus tôt que les gendarmes, d'où l'expression mettre les voiles. 
Mais on ne peut évoquer l' E.P.O sans évoquer la loi qui en régule l'usage. En fait, cette loi n'interdit pas le dopage, elle l'encouragerait même dans les limites de la raison, attendu que cette loi permet aux sportifs usant de l' E.P.O d'élever grâce à cette substance leur taux sanguin de globules rouges à hauteur de cinquante pour cent. Mais quand on sait que les globules rouges pourvoient abondamment le muscle en oxygène, alors que l'homme de la rue présente un taux naturel de ces globules avoisinant les trente huit pour cent, il apparaît que la tricherie évidente légalise un seuil de tolérance de plus de dix pour cent supérieur à la normale, juste de quoi grimper aux arbres, mais seulement jusqu'aux premières branches, réputées les plus solides et les plus sûres."
Un an plus tard, quand bien même la lutte anti-dopage battrait vraiment son plein, certains remèdes de cheval sont toujours aussi susceptibles de l'achever. Et le plus gênant dans l'affaire, c'est le préjudice financier vécu par ceux qui, faute de substances illicites, franchissent une ligne d'arrivée qui n'a plus de prix, ni de gloire factice. Mais si partout dans le monde, la triche permettait de transformer un âne en cheval de course, ça se saurait quand même ! Balzac sans ses litres de café journaliers, un âne ? Les grands groupes de rock sans le LSD, les ânes des sixties ?  Et ne dit-on pas dans un tout autre jargon que celui du sport, que l'important c'est de doper l'économie ? Hors à qui donc essentiellement, profite cette foire de la croissance et des hormones du même nom ?
Par jean-louis - Publié dans : Sports
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

10 janvier 2008

Mais nous ne saurions comprendre le vide dans sa qualité originelle, sans le libérer des trop nombreux préjugés défavorables dont nous l'avons empli.

Pour l'entendement commun, la représentation du vide absolu implique une perte de sensations totale, étant donné que toute sensation correspond à un contact, ou à la prise de conscience d'un repère concret. Il est donc évident que la nécessité d'un appui référentiel saute aux yeux, au même titre qu'une habitude prise d'en assouvir les autres sens.

Si bien que mettre la pensée à la diète, la dégraisser en lui supprimant ses repères conventionnels, c'est comme priver un oiseau de ses perchoirs les plus usités. Il devra dans ce cas voler jusqu'à l'épuisement, interdit de séjour y compris sur la terre ferme, qui est le perchoir des autruches.

Dans une autre rubrique de ce livre, anciennement CONTRE TOUS LES EMPIRES, et réintitulé HISTOIRE D'UN BLOG, j' aborderai la politique de ce ratite, mais dans la rubrique qui suit, ici la terre...

Car si Dieu a bel et bien créé l'homme à son image, doué d'une conscience de l'infini et pour le moins perplexe, cette perplexité a pour point de chute la matière à penser. Vaste programme. 

                                                                                     Rubrique 1, texte 6

Par jean-louis - Publié dans : Rubrique 1
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Le bruit court que les français vont de préférence s'approvisionner en cartouches à l'étranger. Et l'augmentation de trente centimes d'euro le paquet de clopes, à l'initiative des fabricants de mégots potentiels, encouragera d'autant les fumeurs frontaliers à courir se ravitailler de l'autre côté d'une frontière fantôme. Pour les buralistes français, c'est encore et toujours de l'argent parti en fumée, ajouté aux taxes interventionnistes d'un gouvernement par ailleurs si libéral. Mais nos dirigeants se prétendent tellement préoccupés par le bien-être respiratoire de la population crapotante, qu'ici réside sans doute tout l'intérêt qu'ils portent aux professions de santé. A tel point qu'on est en droit de se demander si madame Sarkozy, "première dame de France", n'est pas allée en Lybie eu égard aux cinq infirmières bulgares et au médecin palestinien emprisonnés, et accusés d'avoir volontairement inoculés le virus du SIDA à 438 enfants de Benghazi, ville ou district en majorité hostile à la politique de Kadhafi.
Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy s'est à son tour rendu à Tripoli, y obtenant comme par miracle la libération des cinq infirmières et du toubib. Carrément. Ce qui n'a pas manqué d'agacer les dirigeants des autres pays membres de l' Union Européenne, sur la brèche depuis des années, et se sentant peut-être ridiculisés par le succès éclair du président français. Voilà donc ce dernier décrié, vibrionnant au point d'énerver, tirant à lui la couverture bien au chaud du climat méditerranéen, personne et aucun de ses homologues ne pensant à sincèrement se réjouir de la libération d'un personnel soignant directement rapatrié. Même que le bruit court selon lequel le président des français ne se serait pas rendu en Lybie pour y acheter quelques cartouches, mais pour en vendre des bien grosses, dans le genre missiles anti-char pour un montant de cent millions d'euros. Sans compter l'aide que la France sera censée apporter à la Lybie pour la construction d'une centrale nucléaire civile, couplée à une usine de dessalinisation, de l'eau de mer bien entendu, mais peut-être aussi de la facture. 


                                                                (à suivre)
Par jean-louis
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Pour maintenir la paix, il faut préparer la guerre. Et aussi vrai qu'il est plus facile d'arriver au sommet que de s'y maintenir, les conquêtes sont moins délicates à faire qu'à défendre. Autrement dit la logique des mesures dissuasives continue de primer, comme si le genre humain n'avait pas la maturité requise pour une collaboration moins teintée d'ambiguïté, voire de voracité. A croire que c'est à qui aura la plus grosse, et je ne vois pas à laquelle songent les femmes quand elles rêvent de l'avoir. Parce qu'il y a des femmes aussi ambitieuses que des hommes. La preuve, ce sont elles qui les enfantent, et l'ambition fait ainsi partie du patrimoine, communément génétique, et pour sûr culturel. Mais question de savoir faire, c'est à Ruppert Murdoch qu'est revenu le pactole. Riche héritier d'un groupe de journaux qu'il a transformé en empire médiatique, ce magnat austalien de la presse qui vient d'opérer le rachat partiel d'ITV ne manque pas d'apparaître comme une menace pour la démocratie et la pluralité du JT du 20 Heures. Son sens aigü des affaires l'avait déjà rangé aux côtés des faucons pour partir en guerre contre l'Irak, et même si depuis, aucune arme chimique n'a été débusquée du fin fond des puits de pétrole, personne ne peut oublier ce que ce monsieur Murdoch a trouvé à dire à l'adresse des français jugés trop pacifiques à l'époque. Il en a dit tout le bien lapidaire dont on se souvient, en substance que les français (étaient) "des lâches". Et depuis, monsieur Murdoch compte ses héros aux cimetières chrétiens, chiites et sunnites.
Pendant ce temps monsieur Sarkozy a incité ses proches collaborateurs à favoriser la démocratisation de la presse écrite, notamment au niveau de la distribution. Comme quoi, tandis que les blogueurs causent toujours, il arrive aux grands de ce monde de parfaitement s'entendre sans se concerter.
Par jean-louis
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Je sais bien que c'est pas la première fois, mais voilà que ça recommence, un journal suédois vient d'autoriser dans ses pages la publication de la caricature du prophète Mahomet, que je me garderai de décrire, animé du scrupule de ne pas la reproduire à mon insu. Ce que j'en pense, c'est que le sens de notre civilisation à forte connotation judéo-chrétienne est bien en peine de son trop plein d'individualisme, dont la virulence va jusqu'à trouver tolérable ce genre de dessein. Pourtant je crois que pour sa part, un chrétien suffisamment studieux trouverait pour le moins puéril la caricature du Christ. Et encore, puéril est un euphémisme, au sujet d'un simulacre provocateur et gratuit, bien qu'à parler de gratuité, celle des journaux à sensation reste sujette à caution.

Ça n'engage que moi, mais la compréhension que j'ai de l'enseignement du Christ m'incite à penser, tandis que ma foi consiste pour l'essentiel à croire en ce qu'on ne comprend jamais assez. En admettant alors que ce doux Jésus n'ait pas connu sa force, il a tellement vigoureusement frappé aux portes qu'aussitôt, il lui fut signifié que la Loi n'autorisait qu'à défoncer celles qui étaient déjà ouvertes, moyennant quoi les forces de la nature sont priées de s'abstenir, tsunamis, éruptions volcaniques et trinité dans le désordre.

Et c'est dans cet état d'esprit et de doute, que loin de moi la prétention d'avoir tout compris de la Bible, elle m'a tout de même mis la puce à l'oreille. Ce que je ne comprends pas de ce texte sacré, c'est qu'il ait été à ce point mal rédigé, comparé à la qualité des styles déjà usités à l'époque de sa création. Déjà cinq cents ans avant Jésus Christ en effet, le siècle de Périclès avait généreusement célébré le talent des tragédiens grecs, sans compter les épopées d'Homère, l'Iliade et l'Odyssée, datées du huitième siècle avant notre ère. Dans ce cadre temporel, la Bible conserve tout son mystère, ne serait-ce que par l'anachronisme de son style.

En revanche je n'ai pas une grande connaissance du Coran, mais pour le peu que j'en ai lu, j'ai parcouru des versets dont la bonne forme n'a rien a envier à la virulence de la littérature occidentale et contemporaine. Et c'est peut-être cette raison-là, parmi d'autres mais celle-là en prime, qui permet d'expliquer la capacité du Coran à fidéliser le lecteur. La où le pouvoir de séduction de la Bible n'est plus joli joli depuis des lustres, le Coran a les attraits d'une certaine modernité littéraire. Le Coran n'a qu'un frein à son style. Il souffre du fait que la poésie ne soit plus à la mode, le poète étant l'objet de bien des moqueries... et à moins que ce pouët-pouët ne se convertisse au culte de la chansonnette, ses rimes finissent dans un recueil discret, que visitent à grand peine quelques nostalgiques d'une gloire posthume. Morte et enterrée, la preuve que la poésie a épuisé ses propres ressources, elle ne renaît, quand elle renaît, qu'au travers d'une musique et d'une chanson porteuse. Je sais bien que la musique adoucit les moeurs, elle humanise aussi le bruit, certes, mais il est loin le temps où la poésie laissait le monde libre de raisonner en silence.

Pour en revenir à la Bible, qui ne porte guère en elle l'élan de la modernité, encore heureux que cette Bible si sibylline, si énigmatique, encore heureux qu'elle ait appelé à elle quantité d'exégètes de tous poils, lesquels en ont donné une explication suffisamment rationnelle pour que, de siècle en siècle, la teneur de ce texte sacré bénéficie de leurs éclaircissements. Au point de pouvoir dire que sans ces exégètes, l'Inquisition et l'intolérance auraient depuis longtemps discrédité la Bible sans le besoin de la brûler. Avec dans le rôle du top model, Torquemada, le plus cruel des inquisiteurs que la chrétienté ait jamais enfanté. Chaque religion traîne ses casseroles, et sa cantine indigne des cordons bleus.

Quant à la musique et à la poésie, en mauvais chrétien qui s'en voit désolé, je viens de rendre à ces arts ce qui leur appartient. Reste la caricature, tout un art elle aussi, à utiliser par conséquent avec pondération, et vu les circonstances dans lesquelles il faut en croquer aujourd'hui, des individuels ou elles, je ne comprends pas comment notre société mercantile, autrement dit marchande jusqu'au bout des griffes, je ne parviens pas à comprendre comment cette société-là pourrait trouver bienséante la caricature publique de tel ou tel prophète, alors qu'aucun rédacteur en chef d'un magazine littéraire, par exemple, aucun de ces rédacteurs en chef en effet n'aurait l'idée d'amalgamer des articles traitant d'un "grand écrivain", avec en première page de son magazine une caricature rabaissante de cet écrivain, exception faite pour les auteurs délibérément comiques. Mais hormis ce cas de l'humoriste, il ne peut y avoir deux poids deux mesures. Et ce que la stratégie commerciale ne trouverait pas sérieux pour elle-même, elle ne peut en rire au sujet du patrimoine culturel ou des personnages symboliques d'autrui.

La conclusion de ce texte nous rapproche de la Bible. Il y est écrit que l'Amour est une épée qui a deux tranchants, un peu d'humour aussi peut-être, un peu de part et d'autre. Mais quand les religions continuent de faire couler le sang, elles ne plaisent plus au Dieu de leur évolution.

Par jean-louis - Publié dans : Religion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créez votre propre blog

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés