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Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles

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A l'aise Blaise

Il n’est de politique que celle de gauche  ", disait sans doute un communiste dont je tairai le nom par ignorance, j’ai un trou de mémoire ça arrive, et je compte bien le combler d’ici pas tard. En attendant que cette lacune ne soit plus qu’un lointain souvenir, je confirme que quelqu’un l’a dit, l’association du mot politique avec celui de la gauche forme un pléonasme que la droite compense par ses antinomies gracieuses.  Mais sous cette agilité de surface et caractéristique de la droite, par définition apolitique, ses dignes représentants prêchent pour un élitisme d’apparat et pour des mérites reconnus en fonction de critères fallacieux. Tout bien comparé pourtant, le plus grand mérite revient souvent au citoyen lambda, auquel le fils à papa laisse croire qu’ils ont tous les deux bondi de leurs starting blocks au même instant. A y regarder de plus près cependant, cela s’appelle un faux départ. Et ce faux départ s’appelle un handicap, celui d’une vie de fils à papa dont les raccourcis sont inversement proportionnels à la longévité d’une existence plus pénarde que la moyenne.

 

Fort de ces considérations défaitistes, admettons que de temps en temps, mieux vaut avoir des œillères afin de demeurer compétitif. Et pour ne regarder ni à gauche, ni à droite, puisque telle est la politique de la société de cons qui nous pousse à produire ce qui doit être consommé au plus vite, à flux tendu comme on dit, sur ce vaste champs de course où les chevaux fiscaux en circulation désignent notre redevance à un environnement joueur. Et le pari pascalien est à la hauteur de cet environnement joueur. Mais le pari pascalien, qu’est-ce donc ?

 

Au nom de celui qui la énoncé, Blaise Pascal, ce pari pascalien est celui du quitte ou double. Il correspond à la démonstration d’un jeu, à ce point théorique, qu’il en devient démonstration théologique, et qu’il en arrive à une conclusion manifestement ludique, en fonction de laquelle les croyants et les incroyants ont tout intérêt à s’élancer dans la même direction, en pariant sur l’existence de Dieu, quitte à se tromper sans perte ni profit. C’est donc du quitte ou double. Les paris sont ouverts, grands ouverts. A bas les œillères, l’hémicycle politicard est vermoulu. Et place au cercle quand il ne sent pas le renfermé d’une fausse élite, place aux extrêmes qui se rejoignent en tout point d’une vision circulaire, faite à l’image de ce que les écologistes n’appellent pas forcément Dieu, mais l’environnement foisonnant et menaçant.

 

Ce qui revient à dire que dans les faits, dans l’effet, les compétiteurs sont les jouets d’une ligne d’arrivée incompatible, ils sont les objets d’une manipulation sans commencement ni finalité. La peinture à l’eau d’une ligne de départ improbable s’est dissolue depuis des lustres qui ne nous éclairent guère, et au vu de cette méconnaissance du passé, tout s’explique en conséquence. Au pollueur payeur le salaire de la peur. A lui le pactole qui ne suffira pas à compenser le prix de ses nuisances. Ainsi va la bête en tête d’une vision apolitique. Pour bien la reconnaître, cherchez le pourquoi du comment de sa dette publique, envers l’environnement.

 

Cette dette ne cessera pas de croître, elle est le lièvre d’un peloton qui sent l’avoine, jusqu’au jour où son galop se taira. Retour à l’envoyeur d’une aquarelle et d’un commencement délétère. Il en sera ainsi lorsque l’environnement sera complètement foutu. Lorsque ses débiteurs n’auront plus rien à gagner. Lorsque ses créditeurs n’auront plus rien à perdre. Les œillères du pouvoir tomberont alors comme des mouches. Et l’environnement, vainqueur d’une course courue d’avance, fera table rase d’une comptabilité d’andouilles ayant trop longtemps consisté à stocker l’éphémère, au-delà de sa date de péremption qui le conditionne  à se renouveler de main en main, chacun son tour et Dieu pour tous, l’environnement.       

 

  

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