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Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles

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Avé l'eau minérale... (1)

undefinedundefinedundefined Ca fait pas loin d'un an que je n'ai pas écrit sur ce sujet qui me passionne, et ça me semble bien normal, le Tour de France est un événement annuel, sauf en cas de guerre regrettable et pour tout dire détestable, pour ceux qui préfèrent les conquérants en short ou en cuissard, ceux qui aiment à revivre après chaque défaite cuisante, comme cet Alexandre Vinokourov vainqueur de l'étape Foix-Loudenvielle dans les très hautes Pyrénées. Après avoir perdu le Tour sur une chute qui a sans doute perturbé son métabolisme durant plusieurs jours, après avoir grimpé son calvaire dans les Alpes, on aurait pu parier sur ce coursier à casaque kazakhe et capable d' alimenter avec panache la légende du sport... s'il n'avait été viré de l'épreuve dès le lendemain de sa victoire d'étape, suite à un contrôle positif.
Un autre qui, lui, est passé au travers à sa manière plutôt négative, Christophe Moreau, pourtant champion de France 2007 et vainqueur du Dauphiné Libéré cette même année. Mais là encore, la légende s'appelle constance ; elle ne cesse de nous rappeler que l'homme en forme du mois de juin est rarement celui de juillet. Du moins en cyclisme, il faut s'appeler Merckx, ou Hinault ou Anquetil ou Fignon, pour gagner la même année, tant le Giro que le Tour. 
Mais Dieux du stade ou hors stade, quelle que soit votre discipline de prédilection, vous qui vous escrimez avec ou sans épée et parce que la suspicion plane sur vos performances, je me permets de vous servir de bouclier à l'heure où parmi tous les coups permis,  celui qui vous accuse d' un abus systématique de la seringue vous traîne dans la boue et fait de vous des gueux du stade.
Il se trouve qu'à l'instant même, j'ai sous les yeux mes deux écrans de bord allumés. Sur l'un d'entre eux, je peux donc lire ce que j'avais écrit l'année dernière à ce sujet, tandis que par rapport à l'autre écran, je me trouve volontiers aux commandes pour piloter ce texte sans hypocrisie ni tabou. Et pour m'empresser d'évoquer l'avis de certains médecins du sport, convaincus que se surpasser et multiplier les efforts dans un état d'épuisement naturel est beaucoup plus dangereux pour la santé que le fait de stimuler artificiellement son métabolisme, dans les limites du raisonnable. De plus, à qui la faute si à partir de mes deux tableaux de bord, je vois d'une part que le poison pilote, et d'autre part que le poison-pilote, c'est la recherche du profit. Notre société de consommation n'est pourtant pas la dernière à accorder ses faveurs aux bosseurs acharnés, sans chercher à savoir si leur boisson préférée, c'est le diabolo-Guronsan. 
Bien entendu, à propos de poison, je n'irai pas jusqu'à prôner la technique douteuse de Mithridate, roi du Pont ça ne s'invente pas, qui n'avait pas de frère jumeau mais qui régna quand même sur cete région antique. 
Quiz, qu'a inventé Mithridate ? Réponse : le "mithridatisme", qui consistait à absorber jour après jour des doses de poison de plus en plus grandes, aux fins de s'immuniser progressivement. Cette pratique a-t'elle souri au roi du Pont, nul ne peut le confirmer puisqu'il est mort assez tôt, en 63 avant Jésus Christ, et ne vaut-il pas mieux se résoudre à croire que rien n'est poison, bien que tout puisse l'être, quand de tout temps c'est la dose qui a fait le poison ? Et s'il fallait se convaincre de cela, un copié-collé de ce que j'avais écrit l'année dernière fera bien l'affaire, pour donner la réplique à ce texte. 

                                                                           ( à suivre )
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