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Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles

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L'air de rien sacré, soyez sport

marathon.jpg   Le 09/08/2007
Plus que trois cent soixante quatre jours, et le huit août de l'an prochain à Pékin, s'ouvriront les Jeux Olympiques d'été. La Chine, du moins les autorités de ce vaste pays, comptent beaucoup sur cet évènement dont la devise nous rappelle que le français est la langue olympique. "L'essentiel, c'est de participer". Mais avec une autre devise, l'euro, "ça peut rapporter gros". Du coup la Chine attend ses deux millions de visiteurs escomptés de pied ferme, et les mains pleines. Pas que des innocents. Avec quatre cent millions d'euros en guise d'argent de poche, les touristes seront les bien venus et les bons revenus. Car en Chine comme partout ailleurs, la nature des choses est comptable du gaspillage. L'argent dilapidé prend une place grandissante, et les enjeux financiers de l'émancipation industrielle ne balaient pas que du regard l'urgence économique du recyclage de ses déchets. Finance et économie ne font pas bon ménage. Ce sont deux notions contradictoires, d'autant plus antinomiques que dans un pays qui s'ouvre à l'économie de marché, ce marché qui incite à la dépense vise l'épargne des ménages. Hors le Chinois ne se ménage pas, ne s'économise pas. Dur à la tâche, il voit grand, pas comme le Pékinois, ce chien bizarrement si petit pour un si grand pays, mais comme le Danois, clébard si étrangement imposant en admettant que son pays d'origine soit réellement le mini Danemark. 
Le peuple chinois a les crocs. Des décennies de dictature le poussent à revendiquer l'heure de la revanche. Et tant pis si la nature fait les frais d'une consommation vorace légitimée par la propagande d'Etat. En Occident, on s'est bien habitué à la pub, alors pourquoi pas confier à des représentants politiques la mission de faire l'apologie de l'abondance. Même quand le voile de pollution planant au dessus de Pékin rivalise d'opacité avec un système centralisé toujours aussi présent. L'athmosphère est tellement pesant sur la capitale, que l'oxygène la fuit. Au point que le Comité international olympique s'en inquiète. L'an prochain à Pékin, il se pourrait donc que les épreuves d'endurance soient reportées en cas de pic de pollution. Merci pour nos amis marathoniens, suffisamment bien placés, jusqu'au dernier, pour estimer que quand l'oxygène se fait rare, ce qui abonde, par ailleurs, perd nécessairement les caractéristiques du sacré, ceci dit avec tout le respect dû aux dix milles Tibétains exilés en Inde, et venus manifester à New Dehli pour réclamer l'autonomie dont la Chine prive leur pays. 
Comme toutes les cultures, la tibétaine vit de la transmission de ses mythes, néanmoins, beaucoup d'eau polluée a coulé sous les ponts depuis les temps révolus où, par vénération de l'univers vivant, nos amis tibétains prônaient un régime alimentaire sans barbaque. Même écraser un insecte, pour un tibétain, même écraser une ausi petite créture correspondait  à un insecticide aussi sacrilège qu'un homicide. Remarquez, en Occident également, on sait manifestement qu'un insecticide peut tuer l'homme, mais pour d'autres raisons, nos amis tibétains ont ce goût du sacré aussi décalé, somme toute, que l'ont beaucoup de bigots religieusement tentés de régler leurs moeurs en fonction des on dit.
On dit bien que la masturbation rend sourd. Et combien de jeunesse, combien d'adolescences gâchées le furent-elles à cause de cette vision étriquée du péché. C'était au temps où tout le monde s'accordait à penser que la semence était sacrée, c'était au temps où Onan (personnage biblique) préféra se soulager  isolément plutôt que de tromper la mémoire de son frère en couchant avec sa veuve, comme la loi le lui aurait imposé. Mais depuis ce temps révolu, le microscope et les banques du sperme ont fait des petits. L'invention de Robert Hooke ne date effectivement pas d'hier, précisément du XVII° siècle, et il serait temps de voir dans les propriétés de ce microscope tout l'intérêt scientifique qu'une révélation partage avec la foi. Car une foi qui n'évolue pas au rythme d'une révélation n'est pas authentique, mais dogmatique, vide de sens. Hors le recours au microscope permet de démontrer  que la semence abonde tellement en spermatozoïdes qu'ils sont bien les seuls à pouvoir pratiquer l'autoflagellation en guise de moyen de locomotion. Ils sont des millions à se tirer d'un coup, et un seul pénétrera l'ovule tandis que les autres feront les frais du coup pour rien. Il n'y a donc plus aucun lieu de croire que la semence est quelque chose de sacrée, et que la gaspiller c'est pécher. Elle se gaspille toute seule plus souvent qu'à son tour, le sacrifice programmé de millions de spermatozoïdes le prouve. Quant à la révélation digne de foi, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour nous engager à sacraliser untel qui se fait rare, l'oxygène.
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