A u sens christique du terme, l'allusion à la génération, cette génération dont le dieu des chrétiens disait qu'elle n'aurait "pas disparu avant que tout ne
soit accompli", (à lire dans les Evangiles), à l'évidence il ne peut pas s'agir de la seule génération vivant à l'époque du Christ, et témoin direct de son art oratoire. C'est peut-être
quelqu'un de pas trés catholique qui vous le dit, en l'occurence je crois que la génération en question, celle qui n'aura pas disparu avant que tout ne soit accompli, cette
génération-là doit logiquement durer aussi longtemps que l'accomplissement exhaustif de l'Histoire de l'humanité. Sans quoi la notion de génération serait trop
réductrice, elle équivaudrait petitement à la longévité d'un simple individu, et dans ce cas la prophétie du Christ n'aurait aucun sens. Ce qu'il a dit en tant qu'homme, en tant que simple
d'esprit, ça l'est réellemnt, tout simplement. Allusion faite à une génération d'ordre phénoménal, allusion faite à un mode de génération, reste à savoir de quel type de génération il s'agit.
Tout simplement, ce type de génération fait référence au verbe "générer", pas toujours généreusement, convenons-en, néanmoins générer autant d'actes qu'un accomplissement exhaustif en
redemande. Générer, c'est produire, générer c'est accomplir, c'est créer le capital indispensable à la longue marche du progrés. Ce mode de génération-là a donc son aspect financier. Pas des
moindres. Et que tout soit accompl grâce à ce mode de génération signifie que son capital ne peut s'arrêter de croître tant qu'il ne permet pas d'assurer le bien-être du genre humain à
l'échelle mondiale. Que tout soit accompli signifiera alors la possibilité d'une juste répartition des richesses, ça va sans dire. M'est avis depuis longtemps que le Christ était un brin
communiste, tout en étant parfaitement lucide quant aux conditions matérielles à générer, conditions sans lesquelles les tentatives communistes sont vouées à l'échec.