Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles
Par jean-louis
Début janvier
2008. Bien entendu meilleurs voeux à vous tous, et comment ne pas penser à souhaiter une bonne santé aux fumeurs eux aussi, avec un appel de circonstance à la modération, allant de soi que sur
des bases morales il faut continuer de décréter que fumer c'est pas bien, et ça l'est d'autant moins dans les bars sinon pan pan cul cul au contrevenant.
Mais adopter un comportement moral mérite mûre réflexion. Des bases morales, en effet, on ne s'asseoit pas dessus comme sur le pouf de la culpabilisation ou de l'obéissance aveugle à une loi fraîchement pondue pour bigots de la santé publique. Adieu bénitiers, adieu cendriers sur le zinc d'un bar du coin, soit, mais si les autorités compétentes veulent bien nous apprendre que les maladies graves liées au tabagisme entraînent des soins médicaux coûteux, et qui contribuent à accroître le "trou" de la Sécurité Sociale, ces mêmes autorités pourraient nous informer plus avant, en déplorant que ce trou sans fond est aussi le fait, (et le méfait) du coût exorbitant de nombre de médicaments sans équivalent générique. Et il se trouve qu'à ce sujet d'importance, l'industrie pharmaceutique a ses raisons que la raison ignore. On pourrait même se surprendre à dire que les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas le moins du monde des sociétés au capital humanitaire. Loin de là, l'industrie pharmaceutique a vocation de rentabilité. Et le succés d'un bon médoc ne connaît pas la pitié. Autant l'admettre tout de go, le comble d'une potion magique, c'est de tuer la concurrence.
Eh oui ! tuer la concurrence pour des raisons de gros sous. Simplement parce que dans les coulisses de l'industrie pharmaceutique gesticulent des actionnaires, gros ou petits, mais dont le point commun revient à exiger un retour sur investissement rapide et substantiel. Souvent pourtant, ces actionnaires n'y entendent pas grand chose à la chimie. Et ils mourront de leur belle mort sans avoir ouï dire quoi que ce soit concernant les molécules, les acides et les bases de leur fortune. En revanche, question taux d'intérêts, ils sont incollables, tant les bénéfices qu'ils tirent de leurs placements boursiers augmentent en proportion de l'efficacité d'un plan social simultané à la hausse de la consommation.
Tel est pour le moins ce que pourrait nous en dire les autorités compétentes. Car s'il est manifeste que les clopes ne peuvent être des clous de cercueil remboursables par la Sécurité Sociale, le trou de cette dernière se creuse aussi à l'initiative d'une spéculation infernale opérée sur, et dans le dos des cotisants. Et qu'un souci de morale authentique ne peut éluder.
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