Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles
Sauf qu'il est déjà prouvé, de nos jours, que le chômage sévit, en partie, à cause d'une démographie galopante. Il en résulte une population excédentaire de bientôt trentenaires, quadragénaires, quinquagénaires, lesquels sont d'autant plus souvent exclus du monde du travail qu'ils entrent en concurrence directe avec une automatisation intensive, autrement dit avec des machines dont le rendement n'est pas taxé autant que le travail des nombreux ouvriers que ces machines suppriment.
Mais alors comment, ou pourquoi, peut-on nous laisser croire qu'une démographie rajeunie permettra, par son travail, de remplir entre autre les caisses de retraite,
alors que ces générations montantes, et en partie excédentaires pour les raisons précitées, viendront grossir, peut-être les rangs des chômeurs, mais à coup sûr les rangs de la précarité et d'un
sous-prolétariat exempté peu ou prou de toute cotisation suffisante et cohérente ? La question, ainsi durablement posée, comment, et surtout pourquoi, pourquoi en effet, vouloir que la précarité
se répande compte rendu d'une démographie dynamique ? La réponse est presque dans la question, et aussi aberrante. Car plus il y aura de précaires, et moins il pourront régulièrement cotiser pour
leur retraite. Et moins ils auront pu cotiser, moins cette retraite sera élevée quand ils auront l'âge de la prendre. Le minimum retraite pour tous ?... Voilà sans doute la solution ! Ou comment
ne plus vider les caisses, sans pratiquement les
remplir.