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Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles

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Diète publique

 

Il y a ceux qui partent en vacances, et il y a ceux qui restent sans travail. Il y a ceux que le bouclier fiscal vaccine contre l’épidémie de solidarité, et il y a ceux que le RMI condamne à le rembourser en intégralité. Les minima sociaux apportent la preuve qu’on ne prête pas qu’aux riches. Ils auraient même tendance à démontrer que seuls les riches peuvent prêter aux plus démunis, le prix modique de la paix sociale.

 

Tout se passe comme si la Dette Publique était capitalisée quelque part, par une espèce de rentier sans visage qui prêterait sans escompter, hormis le fait que ses débiteurs devront lui rembourser des taux d’emprunt allant crescendo. Mais pourquoi diantre voudrait-il qu’on lui rembourse son capital si durablement investi ? Aucun rentier n’aurait la bêtise d’entamer son capital. Au contraire, il ne songe qu’à en percevoir les intérêts, les mêmes qui permettent au prêteur de mener grande vie.

 

Vous avez dit une Dette Publique catastrophique ? Elle le serait d’autant plus s’il était possible d’en rembourser mieux que les intérêts faramineux. Ayez donc pitié du rentier sans visage. Il a besoin qu’on lui soit redevable, et cela justifie qu’il perçoive l’autre format d’un RMI lucratif, le retour maximal sur investissement.

 

Tant elle pond apporte la preuve que la poule aux œufs d’or est bien nourrie. Et la bêtise serait de la tuer, ou de la rembourser en intégralité.

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