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Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles

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Retour aux sources (7)

                                        Le sens historique 




En dépit de certains préjugés dont la vie est si dure, le Moyen Age ne fut pas ce millénaire vautré dans l’obscurantisme, auquel aurait succédé la Renaissance.  D’ailleurs en l’an trois mille, l’époque médiévale ne se situera plus à mi chemin de l’ère chrétienne, mais au tiers. Ce ne sera donc plus le Moyen Age, mais le tiers provisionnel dû à la vérité. Et si après cela,  la Renaissance proprement dite doit persister à signifier quelque événement d’ordre historique, ce XVI° siècle de l’humanisme et des châteaux grand tourisme, qui a bel et bien colporté les édits de la rupture (encore une), aura essentiellement,  en guise de renouveau, remis au goût du jour les valeurs culturelles de la Grèce Antique. Pour le reste, et notamment pour ce qui nous concerne, dire que la Renaissance est au show biz ce que la féodalité fût à la continuité de l’incognito, permet de caricaturer l’idée grotesque de la « rupture » personnalisée.

Ces ruptures, toujours aussi médiatiquement décrétées, ont immanquablement des sales gueules de charnières. Leur mécanisme est mensonger ; il permet surtout de reproduire à l’infini les schémas du changement qui nous disent à demain. Quant à aujourd’hui, le peuple doit comme toujours vivre de cette promesse de la grande métamorphose sociale, vers plus d’équité annoncée, vers plus de solutions que de problèmes.

Bien que notre époque dite moderne s’identifie plus volontiers à la bonne humeur de la Renaissance, ne serait-ce que pour se rassurer, où à l’optimisme du siècle des lumières, les médicaments de la rupture robotisent les comportements grégaires que la crise insinue : marche au pas ou crève de mise à pied, soit réaliste et ne soit pas intègre, gobe la pilule qui rêve pour toi de circuits intégrés et de révolutions permanentée.

Je ne dis pas que les robots ont un mauvais fond. Ils n’en ont aucun. Ils sont à l’image de l’Histoire trop mécanisée, trop contrastée. Ils sont superficiels, insubmersibles, parfaitement étanches à l’unisson de la véritable petite histoire. Celle qu’on ne raconte pas parce qu’il vaut mieux se divertir, comme dotés d’automatismes inoxydables qui combinent les actions à ne pas méditer et les idées neuves

Pourtant la rupture, faites-y gaffe, les robots sont pour ou contre elle. Mais ils y croient hélas. Parce qu’un robot ne peut réfléchir par delà le bien et le mal. Un robot fonctionne, il croit à l’alternance comme aux limites qui l’empêchent d’envisager la simultanéité des contraires. Car le mode de raisonnement d’un robot est binaire. C’est oui ou non, en regard de quoi la pensée humaniste, ce serait plutôt : oui mais, ou non virgule deux, dans le continuum de la dualité qui dynamise l’esprit.

L’être humain est en voie de disparition. Et l’espèce qui lui succède standardise les fondements d’une prolifération exemptée de se jauger.

Mais faute de nous mesurer à l’Histoire, nous ignorons tout de nos capacités ou/et de nos incapacités à y participer.

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