Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles
Par jean-louis
Dans les précédents textes de cette rubrique, que faisons nous dans le sillage de Galilée, sinon regarder le monde des apparences,
mobilisé dans sa globalité par le vide le plus élémentaire ? Toute matière est en chute libre, et toute pensée la suit. A chacun son mobile. A chacun de savoir nager pour s'en sortir ou se jeter
à l'eau, à chacun de savoir voler comme l'autruche, jamais plus aérienne que quand elle court.
En ayant pris compte de la qualité infinie de l'espace, et en admettant qu'hormis cette étendue sans borne, en admettant alors qu'hormis ce no limit inimaginable, toute matière est conçue et concevable, nous prenons fait et cause du vide à l'égal de notre image humaine, dans un miroir aussi vite franchi qu'immatériel. Tout sauf le vide est concevable. Y compris l'être humain, même lui, qui est matière à hauteur de sa chair, reste conçu et concevable. Mais au delà de cette enveloppe charnelle, l'homme ne se reflète dans plus rien d'autre que ce à quoi lui seul peut réfléchir, quand il réfléchit au vide, quand il réfléchit ce vide, ce néant, cette immensité sans fin auquel lui seul peut élever son identité, âme incommensurable vis à vis des corps organisés, bornés.
Le vide ne porte pas la matière. Il en accompagne la chute. Et l'être humain est capable d'en faire autant, traversé des pensées qu'il ne saurait porter, à moins qu'il ne les pèse,
toutes égales devant le vide.
Rubrique 2, texte 3
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog