Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles
Par jean-louis
Le vide, qu'on ne peut envisager, ni dévisager, me séduit par la chute sans fin qu'il implique. Cette chute, sans qu'il soit
question de la déplorer, tant un peu de science suffit à rappler que la fin d'une chute équivaut à la fin du mouvement, donc cette chute des corps aussi bien que celle de la
pensée continuellement dynamique, cette chute sait reconnaître dans le vide qui la conditionne toutes les qualités d'une ascendance éternelle.
L'infinie étendue du vide est pleine de prévenance pour la matière. Celle-ci ne peut tomber en dehors de lui, et en lui elle ne peut atteindre aucun précédent, ce qui la protège des conséquences fâcheuses d'un choc inertiel.
A mon sens le vide est bénéfique. C'est une propriété. Une qualité. Le vide induit les corps qui le parcourent à traduire en lois dynamiques son absence de limites. Et ces corps interprètent une chorégraphie qui les situent dans le néant inimitable, inimitable autrement qu'en chutant.
Combien de fois le vide m'a t'il dissuadé de croire, combien de fois son insondable sagesse a-t'elle écarté de ma route l'illusion statique, afin que je continue de tomber en direction de mes vraies ascendances ? Et vers elles, et vers ces ascendances essentielles, comme vous je m'élève et ne cesse ce plongeon abyssal.
Le vide est notre moyen de transport le plus hors du commun. Il ne va nulle part, et puisque c'est une propriété sans précédent, il n'appartient à personne.
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