Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles
Par jean-louis
Dans le vide sans âge la matière se meut, s'émeut, se durcit ou se disperse, matière minérale, végétale et animale, et puis dans le continuum espace-temps, matière humainement divisible en un père et une mère.
La mémoire de cette matière a pour identité le vide. Et elle mime longtemps cet éternel ascendant avant de le comprendre. Ainsi les images paternelles ou maternelles, divines substitutions au vide, apprennent à l'enfant comment tomber dignement, obstinément debout et pour ainsi dire à l'écart de la terre, de la terre négatrice de toute autre chute que la sienne.
Et si Dieu a bel et bien "créé l'Homme à son image", alors l' équilibre est un rebond perpétuel et réfutant la pesanteur. Pourtant, cette gravité terrestre qui veut tous nous happer mortellement, force est d'apprendre à en faire bon usage, à la bien exploiter, c'est le seul appui mis à notre disposition. Alors les parents sont là, qui montrent l'exemple : ils sanctionnent la faute, n'importe qu'elle faute valant une mauvaise bûche, et même les demi-fautes, et quand la dictée en est truffée, la note est à la baisse, elle inculque la dure réalité de la chute, lorsque désorientée, cette mauvaise chute ne signifie plus que la perte d'équilibre en direction du centre de gravité le plus proche, et le plus douloureux.
L'éducateur est donc là pour inciter l'enfant, que ce soit par le biais de l'orthographe, ou de toute autre prise de contact avec la matière organisée, à mimer la trajectoire
salvatrice du rebond.
Rubrique
1, texte 4
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog