Une philosophie du juste milieu, synthèse des premières lueurs métaphysiques et du déclin de ces jours-ci, y a que ça de vrai, les pieds sur une terre en pente et la tête dans les étoiles
Par jean-louis
10 janvier 2008
Mais nous ne saurions comprendre le vide dans sa qualité originelle, sans le libérer des trop nombreux préjugés défavorables dont nous l'avons empli.
Pour l'entendement commun, la représentation du vide absolu implique une perte de sensations totale, étant donné que toute sensation correspond à un contact, ou à la prise de conscience d'un repère concret. Il est donc évident que la nécessité d'un appui référentiel saute aux yeux, au même titre qu'une habitude prise d'en assouvir les autres sens.
Si bien que mettre la pensée à la diète, la dégraisser en lui supprimant ses repères conventionnels, c'est comme priver un oiseau de ses perchoirs les plus usités. Il devra dans ce cas voler jusqu'à l'épuisement, interdit de séjour y compris sur la terre ferme, qui est le perchoir des autruches.
Dans une autre rubrique de ce livre, anciennement CONTRE TOUS LES EMPIRES, et réintitulé HISTOIRE D'UN BLOG, j' aborderai la politique de ce ratite, mais dans la rubrique qui suit, ici la terre...
Car si Dieu a bel et bien créé l'homme à son image, doué d'une conscience de l'infini et pour le moins perplexe, cette perplexité a pour point de chute la matière à penser. Vaste programme.
Rubrique 1, texte 6
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